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Baptême de l’air

Au commencement était le verbe. Et le verbe était… Bon, d’accord, j’accélère un peu, et reprend mon histoire le 5 novembre 2007, date de mon départ. Je suis arrivé à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulles aux environs de 9h00, suite à des embouteillages habituels en quittant Paris intra-muros. Après avoir enregistré mes bagages, et passé les différentes mesures de sécurité, il me restait plus d’une heure à attendre. Attendre… Ne rien faire… Quelle horreur !

Je me suis donc occupé comme je pouvais, et en ai profité pour dépenser les derniers euros qu’il me restait : jus d’oranges fraîchement pressées et achat de diverses littératures (revues scientifiques, La Révolution des Fourmis de B. Werber, journaux internationaux, etc…). Une fois ma bourse délestée de cette devise devenue inutile, je me rendis dans le hall d’embarquement : une sorte d’ellipsoïde donnant un aspect architectural plutôt original.

Le vol, le fameux AC871, eu quelques minutes de retard. Rien de bien dramatique, étant donné que j’avais de quoi m’occuper. Puis vint le moment de l’embarquement. C’est ainsi que je mis les pieds pour la première fois dans un Boeing 777. D’ailleurs, j’aurais pu dire dans un avion tout simplement, n’ayant jamais voyagé hors de l’UE. Impressions ? C’est grand, et particulièrement spacieux. Les fauteuils sont confortables, des petits écrans individuels diffusant des films tels que Ocean’s Thirteen ou Sunshine (seul bémol : une partie dont le mien avaient un problème de codecs), différents journaux français et canadiens (encore de la lecture !) et des hôtesses plutôt sympathiques. C’est Air Canada en même temps, et non pas une compagnie low-cost. On peut donc logiquement s’attendre à ce confort.

Vint ensuite le moment du décollage. Et là, je n’ai pu m’empêcher de me rappeller tous mes cours de physique. Le génie de l’homme est vraiment impressionant : réussir à apprivoiser les forces de la nature pour faire voler un plus lourd que l’air. Et que de progrès réalisés depuis les premiers balbutiements de l’aviation. Rappelez-vous : au début du siècle, on arrivait à peine à planer quelques mètres. Aujourd’hui, on parle de coloniser la Lune, avant d’envoyer une mission humaine sur Mars dans quelques années. Le tout en moins d’un siècle. Parfois, c’est exaltant d’être un être humain.

Régulièrement, nous avions droit à quelques collations : gâteaux, pizza-pochette (une sorte de chausson comme on appelle ça en France), etc… Le tout régulièrement accompagné de boissons au choix : vin, sodas, bière, eaux. Bref, un assez vaste choix. J’ai bien entendu (nous sommes tout de même sur un blog de geek) goûté au Coca. Et là, c’est le drame. Bien qu’étant de la très célèbre firme, celui-ci avait un goût différent. C’est d’ailleurs généralisable à tous les sodas : les papilles canadiennes ne doivent pas être sensible aux mêmes substances que les françaises. Et donc, dans un but marketing, ils ont dû changer les compositions. Peu importe. En tant que coca-addict, on fera abstraction du goût. ^^

Le voyage fut plutôt agréable. Et, les 8 heures de vol se sont écoulées assez vite. Et pour cause, je m’étais plongé dans la rédaction de mes rapports de fin de stage (Using MVC2 design-pattern with PHP 5) et dans le développement de différents sites pour ma société, dont je vais reparler dans un très prochain billet.

Atterrissage à l’aéroport de Montréal-Trudeau à 12h10 heure locale. Oui, 12h10 ! Soit une journée avec 6h supplémentaire ! Moi qui rêve de journées de 48h. Ceci dit, j’ai vite déchanté, le temps d’encaisser le décalage horaire (environ une semaine).

Passage aux services de l’immigration pour obtenir mon permis d’études (qui épaissit considérablement le passeport), puis passage aux douanes. Et là, c’est le drame. Confiscation des saucissons que j’ai ramené. Importation des viandes européennes interdite. Prochaine fois, je les passe en douce dans le manteau. Heureusement, le vin et la liqueur de bananes sont passés. Les dégâts furent limités.

Enfin, appel d’un taxi en direction de Verdun (Montréal), mon nouveau chez-moi. Après une petite balade en taxi dans des rues se ressemblant toutes les unes aux autres, et dont l’architecture très géométrique est extrêmement éloignée des petites rues sinueuses de Paname, je vis enfin la porte portant le numéro 388, adresse de mon appartement.

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