25 Jul
Vous êtes expert dans un domaine et avez décidé de vous lancer à votre propre compte ? Un effort louable. La première question à se poser est la forme de la société. Ce billet vous présentera les deux plus répandues pour les freelances.
Attention : Je ne suis en aucun cas un expert du droit, et que je ne parle ici que de mon expérience personnelle. En aucun cas ce billet, bien que le plus exact possible, ne pourra vous passer de la consultation d’un professionnel du droit.
Le type de société à créer est un choix crucial. En effet, de celui-ci va dépendre toute la suite de votre aventure entrepreneuriale. Nous supposerons, pour se baser sur mon expérience personnelle, que vous êtes seul associé. Ainsi, deux choix s’offrent à vous : l’Entreprise Individuelle (EI) ou l’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL).
A noter que mon choix pour Imagiweb s’est porté vers l’EURL.
L’EI permet de simplifier un maximum toutes les démarches administratives en vous impliquant directement dans le monde des affaires : vous ne passez pas, contrairement à l’EURL, par l’intermédiaire d’une personne morale. Cette distinction permet un avantage significatif lors de la création : une simple inscription au Registre du Commerce et des Sociétés est requise.
Cette simplification administrative se retrouve aussi dans la gestion quotidienne de la société. En effet, les seuls obligations fiscales sont de tenir un tableau de bord des dépenses et recettes engagées, une déclaration fiscale simplifiée, et une exonération de la TVA.
Au niveau du patrimoine, comme l’entrepreneur et l’entreprise ne font qu’un, il est identique. De la sorte, il est possible d’utiliser directement l’argent récolté, sans devoir attendre le versement des dividendes (comme avec une SARL) ou sans avoir à se salarier. Cependant, le revers de la médaille est que vous êtes responsable entièrement sur votre patrimoine personnel. Ainsi, si votre société fait faillite, vos biens seront saisissables afin de rembourser les dettes contractées.
Fiscalement, ce type d’entreprise peut être intéressante si les revenus attendus sont modestes. En effet, l’entrepreneur individuel est soumis à l’impôt sur le revenu (IR), et non pas à l’impôt sur les sociétés (IS). Par conséquent, si l’entreprise atteint une situation financière des plus favorables, vous risquez d’y perdre comparativement à un autre type de société.
Enfin, au niveau social, l’entrepreneur individuel est sous le régime des travailleurs indépendants pour la maladie et sous celui des professions industrielles et commerciales pour la retraite. Ces régimes sont bien moins complets que le régime général de la sécurité sociale, d’où un autre inconvénient certain.
L’autre forme de société possible en étant seul associé est l’EURL. Cette forme particulière de SARL (Société Anonyme à Responsabilité Limitée) nécessite cependant des démarches bien plus lourdes lors de la création, ainsi que des frais de création, inexistants pour la fondation d’une EI. A ce sujet, il est important de consulter le CFE de votre région (Centre de Formalités des Entreprises).
Le patrimoine de l’entrepreneur est séparé de celui de la société. Ainsi, l’entrepreneur n’est responsable qu’à hauteur de ses investissements en cas de faillite de l’entreprise. Bien entendu, cela n’est vrai que si aucune faute grave de gestion ou écarts à la loi n’a été effectué. Cela va de soi ceci dit.
Au niveau administratif, la gestion est lourde. Gestion de la TVA, tenue du livre des comptes, clôture, bilans, etc… Bref, pleins de choses qu’il est préférable de déléguer à un expert-comptable. Chose que j’ai bien évidemment faîte. Après tout, chacun sa spécialité. ;)
Fiscalement, cela peut être avantageux aussi, grâce à l’impôt sur les sociétés (IS). En effet, il est possible de déduire sa propre rémunération, et ainsi de jouer avec les différents taux en vigueur. Nous reparlerons de la différence IR/IS dans un prochain billet, le tout accompagné d’exemples.
Enfin, avantage majeur : il sera bien plus facile de vous développer par la suite. En effet, il est très aisée de passer d’une EURL à une SARL (après tout, la première n’est qu’une sous-branche de la seconde). Par conséquent, si vous prévoyez de vous associer à d’autres personnes, il vaut mieux oublier l’EI.
Je conseillerais donc personnellement l’EURL soumise à l’IS pour toute création de nouvelle entreprise en freelance. Facilité de se développer et avantages fiscaux sont en effet bien deux points non négligeables. Quant à la complexité administrative, cela est certes contraignant, mais permet une gestion meilleure de sa société. Faire appel à un expert-comptable vous fait bénéficier de conseils non négligeables pour mener à bien votre projet. Chose qui n’est pas forcément présente dans les EI.
N’hésitez pas à me faire part de votre propre expérience et à enrichir ce billet dans les commentaires. Des erreurs ou des suggestions, tout complément est appréciable. :)
8 Jul
Aujourd’hui et demain auront lieu l’édition 2008 de Tremplin Entreprises. Cet événement annuel de l’innovation, fruit de la collaboration de l’ESSEC et du Sénat, propose à une sélection d’entrepreneurs sélectionnés par un comité de professionnels du capital risque et de la création d’entreprise de rencontrer des investisseurs susceptibles de financer leurs projets.
Outre le réseautage habituel, j’ai aussi pu rencontrer différents lauréats. Quelques projets ont particulièrement attirés mon attention.
Cette société, originaire du technopole de Sophia Antipolis, propose un service de traduction en ligne. A partir d’un téléphone et d’une connexion Internet, WebInterpret permet de communiquer dans toutes les langues depuis sa langue maternelle. La traduction simultanée est assurée grâce à un système de routage innovant et à des interprètes professionnels. Ce service, accessible mondialement, permet de réduire fortement le temps et les coûts d’accès à l’international.
Séduit par la bonne humeur et la très grande sympathie de ses représentants, cette companie s’est démarquée du lot. PrevizNet développe des technologies web de pré-visualisation pour la mise en situation de produits 3D sur des photos numériques réelles. Il s’agit donc de la premier “cabine d’essayage déco” du web. Ainsi, avant d’acheter un meuble, vous pouvez tester sa présence directement dans votre salon.
BinarySEC édite le premier logiciel de <em>protection intelligente</em> des sites Web. Ce logiciel utilise l’intelligence artificielle afin de déterminer toutes les failles potentielles d’un site Internet. Le fonctionnement est très simple : on apprend au moteur expert l’utilisation normale ou anormale du site, et la solution installée sur le serveur autorise ou interdit le trafic.
Je n’ai pas pu tester encore cette solution. Cependant, celle-ci semble très prometteuse. J’attends donc les identifiants que l’un des responsables du projet va m’envoyer incessament sous peu, afin de me faire une idée plus précise de ce projet.