28 Jun
Ca y est. Mon séjour canadien s’achève après un peu plus de 9 mois de vie auprès du peuple Québécois. Mon impression générale de cette immersion culturelle ? Assez mitigée.
Les Québécois pure laine sont des gens relativement ouverts, sympathiques, hospitaliers. Cependant, force est de constater (cela n’est pas une généralité cependant) que leur niveau culturel est assez faible. Les moeurs sont cependant bien différentes. Il n’est pas forcément aisé de parler réellement aux Québécois, ceux-ci étant plutôt sur la défensive sur les sujets un peu plus personnels que la job ou toute autre généralité. Ceci est d’autant plus étrange que le Québec est une province des plus libérées (comme on me l’a si bien dit, le Québec est froid, mais les Québecoises sont chaudes). Je dirais donc que, sur un plan humain, les différences culturelles sont un obstacle, qu’il ne m’a pas été donné de surmonter en un laps de temps si court.
Une mentalité qui me plaît beaucoup, en revanche, est celle présente lors des discussions professionnelles. On parle de cash immédiatement et clairement. Les Québécois aiment l’argent, et ils le disent. Bien loin de l’hypocrisie française que l’on retrouve régulièrement (encore une fois, pas partout). Ainsi, pour un entretien d’embauche par exemple, les questions financières sont immédiatement abordées, sans une pseudo-crainte d’aborder la question monétaire. Manque de tact ? Peut-être, d’un point de vue français. Mais pas américain, bien au contraire. ;)
Au niveau des festivités et de l’animation de Montréal, mon avis est plutôt défavorable. Certes, il est peut-être biaisé par le fait de notre hiver très enneigé (avec 4m67 de neige, nous avons battu un record historique). L’été arrive, et je n’ai pas eu le temps de profiter des différents festivals qui sont en train d’avoir lieux (Festival du Jazz, des Franco-folies, etc.). Le Québec se vit l’été. Du peu que j’en ai vu, je confirme. Il faudra que je retourne au pays de l’érable un peu plus tard durant la période estivale pour tomber amoureux de ce pays, comme de si nombreux français.
Seul une chose est regrettable : le manque de charme des rues. Géométriques, manquant d’architecture, de couleurs… Nous sommes bien loin du charme pittoresque des petites ruelles parisiennes. Certes, la barre est fixée très haut venant de la plus belle ville du monde, mais tout de même. Notre petit séjour à Québec City lors du carnaval en est un exemple : cette ville était bien plus agréable pour le français que je suis. Après, il est vrai que pour se repérer, c’est idéal. Il n’y a qu’à regarder le plan de New York City pour s’en apercevoir.
Bref, voilà un petit résumé de mes impressions québécoises. Je vais en profiter pour répondre à toutes les questions auxquelles je vais devoir répondre au moins 150 fois à mon retour en France…
Je quitterais donc le Québec à 19h55, heure de mon décollage, pour retourner en France. Après une brève récupération de mes affaires (oui, mon déménagement s’est résumé à un stockage de cartons chez un peu tout le monde… je vous remercie d’ailleurs vivement, amies et amis qui m’avez prêté un petit morceau de votre appartement), je m’en vais passer une semaine de vacances en Lorraine. Le tout afin de faire la tournée de la famille, mais aussi pour rencontrer mon comptable, et passer du temps avec une amie, qui m’accompagnera. Une vraie semaine de vacances, dans laquelle je ne toucherais pas à mon PC. Mission impossible ? Ce sera difficile. Mais si je réussis, je pourrais dire I can do it !.
Je ne posterais donc aucun billet avant le 4 juillet, date de mon retour à Paris. Arriverez-vous à survivre sans ma verve créative ? ;)
Sur ce, à très bientôt ! :)
26 Jun
En allant au cinéma voir Indiana Jones 4, nous avons découvert, en regardant les bandes-annonces habituelles, un film purement québécois des plus sympathiques (du moins, le semble-t-il) : Cruising Bar 2. Devant attendre fin juin avant de pouvoir en profiter (et, pour ma part, je serais hélas de retour sur ma terre natale), nous avons acheté le premier épisode.
L’histoire ? Quatre mâles en quête de femelles, prêt à tout pour ravir une conquête d’un soir. De gags burlesques en situations cocasses, ce film est à voir absolument. On rigole du début à la fin, malgré quelques longueurs par moment. Je vous laisse apprécier la bande annonce, qui vous parlera bien mieux.